Sabrina Save vient de rendre le rapport d’étude micromorphologique de deux lames minces provenant de séquences sédimentaires mises au jour à Sainte-Colombe (France).
L’une des lames a livré le sommet de dépôts alluvionnaires remaniés par les activités humaines. Ils contiennent des débris de calcaire, quelques micro-charbons de bois et débris végétaux, et présentent des indices de piétinement. Ce dépôt est interprété comme un niveau de chantier lié aux aménagements anthropiques proches. Il est recouvert d’un épais remblai, visiblement compacté mais ne présentant pas de traces d’activités humaines significatives.
La seconde lame mince illustre une séquence de niveaux de sol débutant avec un sol en adobe de très belle facture qui présente des traces de maintenance avec le rebouchage d’une petite dépression à sa surface à l’aide de graviers et de limons compactés. Un second sol est ensuite mis en place avec une technique très différente du précédent. Le niveau de sol est réhaussé de plusieurs centimètres à l’aide d’un balaste de roches diverses très bien calibré et mélangé à une matrice de limons. Ce remblai est fortement compacté et à sa surface, on observe la formation d’un niveau de circulation avec des traces de piétinement. Les seuls indices d’activité anthropique se résument à quelques micro-charbons de bois. Ce sol est ensuite recouvert d’un épais remblai grossier et non compacté. Hormis quelques fragments de calcaire et des micro-charbons de bois résiduels, ce remblai ne fournit pas d’indices d’activité anthropique. Il pourrait s’agir d’une période d’abandon du secteur.







